Le FMI est une institution internationale regroupant 185 pays au fonctionnement non démocratique car dictée par la puissance économique. Il se fixe pour mission principale de stabiliser les monnaies. De ce point de vue, on peut souligner sa réussite actuelle, comme l’attestent les évolutions concurrentes de l’euro et du dollar ou la position chinoise quant à sa propre monnaie, volontairement sous-évaluée. Le FMI n’est pas un instrument neutre, qu’il s’agirait de rénover.
C’est une arme que l’on doit proscrire et dont on devrait s’interdire l’usage.
Le monde a besoin de nouvelles institutions qui garantissent les droits les plus élémentaires de chacun pour vivre décemment. Ainsi pour le partage équitable des eaux que le FMI ne prend pas en charge, faute de s’en donner les moyens et plus que les moyens l’ambition elle-même, comme s’il n’était pas concerné par d’éventuels conflits touchant, entre autres, au Jourdain, au Mékong, au Nil, pour ne pas parler du Danube. Le FMI avait été conçu pour résoudre ces problèmes. Il s’est, en quelque sorte, réfugié sur des questions que les puissances lui laissent traiter et dont souffrent les plus faibles. Oui, un autre instrument est nécessaire qui respecte les besoins du plus grand nombre et favorise leurs rêves.









