Sébastien Lumel (PCF) pourrait reprendre Dieppe à la droite
Pour les municipales, la ville de Dieppe est briguée par mon camarade communiste Sébastien Lumel. Il mène une belle campagne qui devrait permettre à la ville de revenir à gauche après une parenthèse à droite de 2001 à 2008. Une dépêche de l’agence Reuters que je veux partager avec vous évoque cette campagne. On y apprend au passage que Le Havre (Seine-Maritime), Vierzon (Cher), Corbeil-Essonnes (Essonne), Sète (Hérault) présentent le même schéma. Avec une gauche rassemblée dans la liste Garges Ensemble, j’espère que nous ajouterons bientôt Garges à cette belle énumération....bonne lecture

Par Marc Parrad Reuters - Jeudi 21 février, 10h25

DIEPPE, Seine-Maritime (Reuters) - L’ancien bastion communiste de Dieppe, qui ouvrit une parenthèse à droite en 2001 en élisant l’armateur Edouard Leveau, pourrait renouer avec la tradition aux municipales au profit de Sébastien Jumel.

Le "syndrome communiste" - la ville le fut de 1971 à 2001 - est tout autant banalisé par la tête de liste de gauche que mis en exergue par son concurrent Jean Bazin (UMP) qui se présente comme "un challenger" malgré son passé d’adjoint d’Edouard Leveau, UMP devenu CNI.

Fort peu disert sur son appartenance au parti majoritaire et son rôle de conseiller national de l’UMP, Jean Bazin, un expert-comptable de 34 ans qui fut adjoint aux finances de l’actuel maire durant quatre ans, justifie sa discrétion.

"On souffre d’un mal, l’incapacité de travailler ensemble. En politique, le climat est détestable, on passe plus de temps à se battre qu’à défendre nos dossiers", témoigne-t-il.

Il se défend d’avoir écarté l’image de Nicolas Sarkozy de ses documents de campagne pour cause de mauvais sondages : "En septembre, quand je me suis porté candidat, le président était très populaire, mais cette élection est locale et non pas nationale".

Conscient que l’élection présidentielle de 2007 a été un échec à Dieppe (55% des voix pour Ségolène Royal), il ne désespère cependant pas de vaincre : "L’élection est très ouverte et les Dieppois et les Neuvillais (Neuville-les-Dieppe est une commune associée) ne veulent pas du retour du PC".

Sébastien Jumel, un juriste de formation de 36 ans, ancien attaché parlementaire du précédent maire et député communiste Christian Cuvilliez (3e sur sa liste), met en avant son alliance avec le Parti socialiste représenté à parité sur sa liste.

Un hiérarque du PS en Seine-Maritime déplore d’ailleurs, mi-figue, mi-raisin : "Le seul reproche que l’on peut lui adresser, c’est de n’être pas socialiste".

DIAGNOSTIC COMMUN, REMÈDES DIFFERENTS

"Je me sens bien", lance Sébastien Jumel à un consommateur venu le saluer dans un café du centre-ville.

Et de souligner : "Depuis 2002 - date d’une consultation partielle au Conseil général qu’il avait emportée - la droite n’a pas gagné d’élections, aux cantonales de 2004, à la présidentielle ni aux législatives de 2007".

D’autres villes que Dieppe pourraient être gagnées par le PC, selon Sébastien Jumel, qui cite Le Havre (Seine-Maritime), Vierzon (Cher), Corbeil-Essonnes (Essonne), Sète (Hérault).

Fortement soutenu par le Conseil général de Seine-Maritime et la région de Haute-Normandie, tous deux aux mains des socialistes, le port de Dieppe est un sujet de convergence entre les deux adversaires, qui soulignent la nécessité de son développement.

Quand Jean Bazin remarque, "Dieppe n’est plus en bout de rien, mais sur la route entre Paris et Londres", Sébastien Jumel détaille un projet de "redynamisation des installations portuaires" chiffré à 40 millions d’euros.

Même la construction à proximité d’un réacteur nucléaire de troisième génération EPR ne départage pas les concurrents. Le candidat de droite y est favorable, celui de gauche aussi, mais "à titre personnel", car allié des Verts, il n’en fait pas "l’objet de la campagne".

Sur l’origine des maux dont souffre cette cité portuaire peuplée de 34.000 habitants - elle en comptait 40.000 en 1970 -, les deux têtes de liste avancent le même diagnostic : la ville a besoin d’emplois, d’habitants et de logements pour se relancer.

Mais les remèdes pour y parvenir diffèrent.

Le candidat de droite propose "l’ouverture de Dieppe vers l’extérieur et la création de nouveaux quartiers". Son opposant prône un réajustement.

"Dieppe a été victime d’un véritable déménagement du territoire : PAF (police aux frontières), ONF (Office national des forêts), Banque de France, agence EDF, etc. Dans le collimateur, URSSAF, CAF et CRAM, sans compter la fragilisation du pôle automobile avec des licenciements à venir (Alpine, voitures, et Lear, fabriquant de portières).

Le taux de chômage atteint les 12% à Dieppe - 15% si l’on ajoute les Rmistes.

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Post� le mardi 26 février 2008 par Véra
Sébastien Lumel (PCF) pourrait reprendre Dieppe à la droite
Il faut que toute la gauche mette ses forces en commun pour ne pas laisser une once de territoire à la malfaisance de la droite plutôt que se quereller. bon courage à Garges Ensemble, à vous qui avez su vous rassembler.
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